lunedì 11 maggio 2026

Avis mortuaire

 

 


Mes frères,

Un grand et irréparable malheur vient d’arriver au couvent de Belle-Fontaine et j’ai le pénible devoir de vous en faire part.

C’est la mort de l’Abbé Quille.

Mardi dernier, pendant que l’Abbé Nédiction donnait le salut, l’Abbé Quille est tombé dans les bras du Père Clus pour ne plus se relever. Vous jugez de l’émotion générale. Tous les Révérends Pères s’agitaient et pleuraient ; un seul était joyeux, c’était le Père Fide. On alla chercher le Père Chlorure et le Père Manganate, pensant que leurs efforts pourraient ranimer l’Abbé Quille. Mais le Père Emptoire déclara qu’il n’y avait plus d’espoir.

Au milieu des lamentations, on se prépara donc pour la cérémonie funèbre, pendant que le Père Sonnage, le plus grand de la communauté, sonnait les cloches à toute volée. On se dirigea vers la chapelle, et comme il n’y avait pas de chaire, le Père Roquet monta sur le Père Choir. Il fut suivi de l’Abbé Gueule, qui parla avec véhémence. Puis le Père Cepteur fit la quête.

Pendant que l’Abbé Molle chantait le De Profundis, une grande discussion s’éleva sur le chemin à suivre pour aller au cimetière. Le Père Clus et l’Abbé Cane ne voulaient pas quitter la grand-route, tandis que le Père Illeux voulait monter tout droit vers la montagne, ainsi que le Père Dreau et l’Abbé Casse, affectionnaient les chemins escarpés. Le Père Plexe hésitait, tandis que le Père Nicieux et le Père Vers animaient la discussion, ainsi que l’Abbé Ration. Il fallut que le Père Spicace et le Père Suasif prêchassent l’apaisement, mais seule la ténacité du Père Sistant put rétablir l’ordre. Le Père Turbateur, le Père Sécuteur et le Père ltoine eux-mêmes durent renoncer à semer la discorde, pendant que l’Abbé Attitude était de l’avis de tout le monde ; mais le Père San, avec sa tête de Turc, ne voulait rien entendre.

Enfin on arriva au cimetière. Là, devant la fosse que le Père Forant avait creusée, le Père Pétuel et le Père Manent parlèrent de l’éternité, tandis que tout le monde pleurait, surtout le Père Clus, qui perdait en l’Abbé Quille son seul et unique soutien. À la fin, on glissa la pierre tombale préparée par l’Abbé Tonneuse.

Ce fut un bien triste cortège qui reprit le chemin du couvent, derrière le Père Pendiculaire, courbé en deux par la douleur. Le Père Du fut retrouvé. À l’arrivée au couvent, l’Abbé Quée prépara le repas, pendant que le Père Uquier rasait tout le monde. Le Père Nod et l’Abbé Nédictine servaient à boire. Le repas fut mélancolique. Le Père Sil avait perdu toute sa fraîcheur. L’Abbé Chamel n’avait jamais paru d’une telle blancheur ; quant à l’Abbé Terave, il était de toutes les couleurs.

Je suis convaincu, mes frères, que vous prendrez part à notre douleur, et je vous prie de croire aux sentiments religieux de

l’Abbé Tise

 


 

venerdì 8 maggio 2026

LA VOCE DEI PADRI


 

Pentecoste

 


Martin Schongauer 1480 (Museo di Colmar Francia)

 

Vieni in me, Spirito Santo, Spirito di sapienza:
donami lo sguardo e l'udito interiore,
perché non mi attacchi alla cose materiali,
ma ricerchi sempre le realtà spirituali.

Vieni in me, Spirito Santo, Spirito dell'amore:
riversa sempre più la carità nel mio cuore.

Vieni in me, Spirito Santo, Spirito di verità:
concedimi di pervenire alla conoscenza della verità
in tutta la sua pienezza.

Vieni in me, Spirito Santo,
acqua viva che zampilla per la vita eterna:
fammi la grazia di giungere a contemplare
il volto del Padre nella vita e nella gioia senza fine. 

Amen.

(Sant'Agostino)





mercoledì 15 ottobre 2025

Se non diventerete come i bambini... Si vous ne devenez pas comme les enfants...

 "In verità vi dico: se non cambiate e non vi convertirete e non diventerete come i bambini, non entrerete nel regno dei cieli" (Mt 18, 3).

 "Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux" (Mt 18, 3).

 

 




 

 


15 Ottobre: Santa Teresa di Gesù

 

Autore Anonimo anno XVII sec

 

«O Spirito Santo, sei Tu che unisci la mia anima a Dio: muovila con ardenti desideri e accendila con il fuoco del Tuo Amore. Quanto sei buono con me o Signore: sii per sempre lodato e benedetto per il grande amore che effondi su di me! Dio mio e mio Creatore, è mai possibile che vi sia qualcuno che non ti ami? Per tanto tempo non ti ho amato! [O Spirito Santo,] concedi all’anima mia di essere tutta di Dio e di servirlo senza alcun interesse personale, ma solo perché è Padre mio e mi ama. C’è forse qualche altra cosa che io possa desiderare? O Signore [Gesù Cristo], come sono sproporzionati i nostri desideri alle tue meraviglie, le quali sono più grandi di ogni nostra richiesta».

Santa Teresa d’Avila, Pensieri sull’amore di Dio, 5,5-6.

 

Santa Teresa d'Avila, Vergine e Dottore della Chiesa (1515-1582), riformatrice del Carmelo, non senza fatica, ma con umorismo e amore..Anche nel mezzo di aspre battaglie spirituali, Santa Teresa ha mantenuto intatto il buon umore e il sorriso...  

“È celebre la scena in cui si vede Teresa d'Avila accasciata e scoraggiata, alle prese con un incarico accettato per pura obbedienza, mentre fa giungere il suo lamento a Dio, insistendo per ricevere qualche segno della sua protezione. “Ma è così che io tratto i miei amici!” avrebbe risposto il Signore. E la santa avrebbe replicato con vivacità: “Ecco allora perché ne hai così pochi!”[1].



[1] J. GICQUEL, I fioretti di Teresa d’Avila, Città Nuova, Roma 2005, p. 115.